En 29 ans d’existence, j’ai connu deux relations amoureuses et, à ce jour, deux ruptures. Et souvent, certaines questions restent sans réponses. Alors je continue d’y travailler, car je suis encore loin de tout savoir. Comme toujours, j’ai envie de partager mon ressenti et ce que mes expériences m’ont appris.
Ma première rupture amoureuse a été la plus douloureuse, mais aussi celle qui m’a apporté le plus de questionnements. Des questions sur mes choix de vie, mes actions, ma façon d’aimer, mon langage de l’amour. Après une rupture, ces interrogations sont inévitables. Elles sont normales et ne remettent pas en cause la décision de la séparation.
Il existe des questions que j’appellerais émotionnelles. Est-ce qu’on a tout fait pour que ça fonctionne ? Est-ce qu’on ne s’est pas séparés trop tôt, ou pour de mauvaises raisons ? Trop rapidement, sans avoir vraiment pris le temps. Ces questions sont liées aux émotions, au manque, et non à la réalité de la décision elle-même.
D’autres questions, que l’on ne contrôle pas, surgissent aussi. On peut se demander si l’on se croisera à nouveau un jour, si l’on échangera encore un message ou un mail. Ces interrogations sont légitimes. Pourtant, elles échappent totalement à notre contrôle. On ne peut rien faire pour obtenir une réponse, si ce n’est laisser le temps suivre son cours. Et quand je parle d’attendre, ce n’est pas dans l’espoir de se retrouver un jour, mais simplement continuer à vivre, en laissant le hasard faire ce qu’il doit faire. Ces questionnements ne doivent pas nous hanter ni nous ronger.
C’est un travail que je fais actuellement avec une psychologue. Travailler sur soi et sur ses failles demande du courage. Reconnaître que l’on peut encore s’améliorer dans certains aspects de sa vie en demande tout autant. Il n’y a aucune honte, ni aucune gêne, à en parler.
Alors, si je devais conclure cet article par une leçon apprise, ce serait celle-ci : certaines questions, que l’on ne contrôle pas, resteront parfois sans réponses. Le travail le plus important est d’accepter que certaines réponses ne viendront jamais. Même avec le temps, même après des années, et parfois même après un profond travail sur soi. C’est difficile, mais nécessaire. Car toutes les questions ne méritent pas forcément une réponse.
By Salocin