L’autre jour, en allant marcher, je me suis fait cette petite réflexion que j’avais envie de partager en ce mois de mars. Comme le printemps est souvent synonyme de renouveau, de renaissance pour la nature… alors pourquoi pas pour nous ?
Je me suis rappelé que pardonner aux autres n’était pas une obligation. On n’est pas obligé de pardonner les fautes d’une personne — qu’il s’agisse d’un ami, d’un parent, d’une sœur ou d’un frère. En tout cas, on n’est pas obligé de le faire pour eux.
Depuis mes deux dernières ruptures amoureuses, j’ai beaucoup grandi et évolué. En quelques années, je suis devenu plus mature émotionnellement, plus aligné avec moi-même. Je ne suis pas devenu une “meilleure version” de moi-même, car elle existe déjà. Simplement, j’accepte aujourd’hui de laisser certaines personnes sortir de ma vie plus facilement. Je ne force plus. Si une personne veut me parler, elle le fera — et inversement. Et si quelqu’un s’éloigne, ou si je m’éloigne, c’est qu’il y a une raison, que l’on comprend souvent seulement avec le temps.
Il m’est alors venu cette réflexion : se pardonner à soi-même est essentiel pour avancer. Même si l’on n’arrive pas toujours à pardonner à l’autre, se pardonner à soi est fondamental. Se pardonner les erreurs que l’on a pu faire, la situation dans laquelle une relation a évolué, sans culpabilité excessive ni auto-reproche destructeur.
Se pardonner, c’est reconnaître qu’à ce moment-là, nous n’avions peut-être pas la maturité nécessaire, ni la force de dire non, ni la confiance en nous pour agir autrement. Et ce n’est pas grave.
Pour éviter de rester prisonnier du passé, il faut passer par cette étape. Se pardonner pour grandir, pour avancer. Alors je me pardonne mes erreurs, mes mots maladroits, mes actions parfois maladroites. Je me pardonne tout cela.
Et pourtant, je n’oublie pas les trahisons, les coups reçus, les blessures infligées — volontairement ou non. Simplement, leur poids ne m’atteint plus de la même manière aujourd’hui. Désormais, je peux avancer plus sereinement sur mon chemin.
« Se pardonner, ce n’est pas effacer le passé, c’est lui retirer le pouvoir de nous retenir. »
By Salocin