Pendant toute la journée, je suis constamment en train d’écouter quelque chose.
Un podcast, une musique que j’adore, une série déjà vue mais que je prends plaisir à revoir, ou encore un film que je ne me lasse pas de regarder.
Mais alors, une question s’impose : quand est-ce que j’écoute réellement mon moi intérieur ?
Dès le réveil, je fais mes étirements avec une musique entraînante qui me motive et me booste. Je poursuis avec le petit déjeuner accompagné d’une vidéo inspirante pour bien commencer la journée. Puis je termine mon rituel matinal avec un podcast, tout en faisant la vaisselle et en rangeant l’appartement.
Le midi, lorsque je mange seul à la maison, j’ai souvent une vidéo YouTube dans les oreilles. Ensuite, je pars marcher… toujours accompagné d’un podcast. Ce n’est qu’en rentrant que je retrouve enfin un peu de calme, avec un bon livre de développement personnel ou un magazine de psychologie.
En fin d’après-midi, je fais du sport en écoutant de la musique. Pourtant, lorsque je cours, je choisis le silence. Cela me permet de rester attentif à mon environnement, aux sons, aux autres personnes. Le soir, en écrivant ou en dessinant, j’écoute des musiques apaisantes, souvent du piano, qui m’aident à me recentrer.
Et puis, au moment de m’endormir, j’ai besoin d’un fond sonore, souvent de la musique classique. Je n’arrive pas à dormir dans le silence total. Probablement que mon cerveau n’est plus habitué au calme.
C’est précisément là que m’est venue l’idée de cet article.
Et si, finalement, j’écoutais trop… et surtout mal ?
À force d’enchaîner les podcasts, on en perd le sens. À force de regarder des séries ou des films, on en perd le goût. À force d’écouter de la musique, on finit par s’en lasser.
Ne faudrait-il pas réintroduire des moments de pleine conscience ?
Pas nécessairement de la méditation formelle. Simplement des instants de calme, seuls avec soi-même.
Des moments pour mieux écouter ce qui nous entoure, pour réduire le stress lié au bruit constant, et pour se reconnecter à l’essentiel.
Bien sûr, il ne s’agit pas de tout supprimer : ni la musique, ni les podcasts, ni les écrans. L’idée n’est pas de renoncer, mais de rééquilibrer.
Personnellement, depuis quelques jours, j’expérimente le silence au petit déjeuner.
Sans musique. Sans vidéo. Juste le calme du matin.
Je fais le choix de me lever tôt, lorsque le monde extérieur est encore paisible. Au printemps et en été, fenêtres ouvertes, j’entends les oiseaux chanter. Et je me sens plus apaisé, plus présent, presque plus productif.
Désormais, lorsque je travaille sur mes projets personnels — comme cet article — j’écoute une musique douce, sans paroles, à faible volume. Juste assez pour accompagner, sans envahir.
Ma marche quotidienne, elle aussi, a changé. Plus de podcast, plus d’écouteurs.
Et le constat est sans appel : je me sens beaucoup plus ressourcé en rentrant.
Je prends le temps d’écouter vraiment : les oiseaux, les passants, les voitures, les fragments de conversations… J’imagine des vies, des histoires.
Et si c’était ça, finalement, la vie ?
By Salocin